On reprend la route et on se trouve un petit spot nature pour la nuit. On n’est pas très loin de la route, mais elle est peu passante, et ça fait un bien fou de pouvoir enfin reprofiter de ces coins un peu plus sauvages, en pleine nature.
Avec Phao, on part se balader dans la neige épaisse, là où personne n’est passé depuis un bon moment. On s’enfonce, on galère à avancer, on rigole… c’est pas facile de se frayer un chemin, mais qu’est-ce que c’est chouette. Bon, je fais un peu la maligne, mais dans le noir, dès que j’entends un bruit suspect, il n’y a plus personne, mode panique enclenchée.
Et d’un coup, le ciel commence doucement à danser. On est tranquilles sur le parking, mis à part un autre petit van qui nous a rejoint dans la soirée. Mais, sans prévenir, vers 22h, deux fourgons remplis de touristes chinois débarquent pour photographier les aurores boréales. Autant dire que le calme vole en éclats : portières, discussions, appareils photo dans tous les sens.
Vers 23h, ils finissent par repartir… et là, plot twist : un bus entier arrive à son tour, déversant un nombre de personnes absolument improbable pour un endroit aussi paumé. Heureusement, ils ne restent pas longtemps, juste le temps de capturer les aurores avant de repartir. Mais sur le moment, on n’en revenait pas. Comme quoi, même au milieu de nulle part, on n’est jamais vraiment seuls sous les aurores.









