Nilivaara

La journée avait pourtant bien commencé… Après nos quelques jours au camping, on teste pour la première fois le réchauffeur du carter d’huile moteur du camping-car, et victoire, ça fonctionne ! Ensuite, on passe un bon moment à déneiger (par “on”, comprenez Guillaume, évidemment), faire les services, et nous voilà repartis.

Petites courses pour les prochains jours, un burger avalé sur le pouce (avec des portions de frites visiblement prévues pour nourrir toute une équipe de foot), puis cap sur des coins plus sauvages de Laponie, sur ces magnifiques routes enneigées qui donnent envie de s’enfoncer toujours plus loin. On croise quelques rennes, les paysages sont splendides… mais…

Nous n’avions clairement pas anticipé la réalité des spots nature en Laponie en hiver. On a roulé longtemps, vraiment longtemps, mais pas un seul parking déneigé, à part les aires d’autoroute et les parkings de supermarchés (ici inexistants). Rien qui ne fasse rêver, et surtout, cela remet complètement en question le programme de la semaine. Passer de parking en parking, sans pouvoir se balader, juste conduire dans le froid… bon… où est l’intérêt ?

On finit par faire demi-tour, un peu déçus, et dormir à quelques kilomètres à peine de notre point de départ, sur une fameuse aire d’autoroute ouverte. Youpi.

Difficile de savoir si c’était parce qu’il venait juste de neiger et que rien n’était encore dégagé, si c’est comme ça en hiver ou si c’est simplement parce qu’on s’aventurait dans un coin extrêmement isolé…

On décide donc de changer nos plans et de retourner au camping pour les prochains jours. Direction la station de ski de Gällivare. On avait déjà réservé deux semaines là-bas pour les vacances de Noël, mais tant pis, on aura un petit aperçu hors saison.

Le lendemain, en reprenant la route, on recroise des rennes, dont un magnifique mâle qui venait tout juste de perdre un de ses bois. Guillaume est parti à sa recherche un moment, sans succès. Mais ce chouette moment, seuls, le silence, la neige, les rennes… ça nous rappelle que malgré les imprévus, la magie de la Laponie est toujours là, prête à nous émerveiller à chaque détour de route.

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