Au matin, on reprend la route, et très vite, la magie opère à nouveau. Au loin, sur un lac entièrement gelé, deux petits rennes apparaissent. Trop mignons, immobiles dans ce décor blanc et silencieux. Un de ces moments simples mais puissants, qui te rappellent exactement pourquoi tu es là.
On s’arrête ensuite une nouvelle fois au niveau du cercle polaire. Cette fois, on le repasse dans l’autre sens, vers le sud. On sait qu’on va le quitter pour un petit moment… mais promis, on reviendra bientôt. Petite pause rituelle, quelques photos, un regard autour de nous, et ce sentiment un peu particulier : ce n’est qu’une ligne invisible, mais elle marque toujours quelque chose.
On tente ensuite de suivre un petit chemin de balade repéré à proximité… mais la tentative tourne court. Une fois l’hiver bien installé, la nature se referme complètement. Les sentiers sont très peu empruntés, parfois à peine visibles, et on se retrouve souvent dans l’impossibilité de les suivre sans raquettes ou sans ouvrir la trace soi-même. C’est assez fou de voir à quel point, ici, l’hiver reprend totalement ses droits.












