Korouoma

Notre prochaine destination, ce sont les fameuses cascades gelées de Korouoma. On arrive la veille au soir et, compte tenu de l’état du sentier, glacé, avec des crampons fortement recommandés, on décide que j’irai seule faire la balade. Pour Lou, ça aurait été trop compliqué. Je ne me lance donc pas dans la boucle, mais simplement dans un aller-retour jusqu’aux cascades.

Avant même de commencer, il a fallu dompter les crampons… et clairement, ce n’était pas gagné. J’ai d’abord tenté de les mettre sur mes bottes, sans succès. Finalement, je les installe sur mes Sportiva montantes, et là, miracle : ça fonctionne. Et heureusement, parce qu’une fois sur le sentier, c’était franchement ultra pratique. Le sol était bien gelé, mais aucune glissade à signaler. En revanche, à la fin de la balade, j’avais gagné de jolies ampoules derrière les talons… tout n’est jamais parfait.

Je pars assez tôt le matin, avant l’arrivée des trop nombreux touristes. Et heureusement, parce qu’en l’espace d’une à deux heures, le parking s’est rempli à une vitesse folle : minibus, bus, groupes organisés… On ne s’attendait pas du tout à un tel afflux. La Finlande hivernale est clairement plus accessible que la Suède, avec beaucoup de routes déneigées, mais l’envers du décor, c’est que ça attire aussi énormément de monde.

La descente vers les cascades se fait tranquillement. De mémoire, il y a un peu plus d’un kilomètre pour y arriver. Les chutes sont jolies, indéniablement, mais je dois avouer que je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire. Je sais que certaines personnes viennent ici pour escalader les cascades gelées, mais ce jour-là, il n’y avait personne. Avec les récents redoux, la cascade était assez sombre, moins enneigée, et manquait un peu de ce côté féerique que j’imaginais.

Sur le chemin, je croise un petit couple d’Indiens vivant à Paris. Ils ne parlaient pas français, mais ils étaient adorables. Ils m’ont pris en photo, on a échangé quelques mots, puis j’ai continué un peu plus loin avant de faire demi-tour.

Par contre… la montée. Autant la descente était tranquille, autant la remontée a été un vrai test cardio. J’ouvre la veste, j’enlève le bonnet, et je monte, je monte, je monte.

Quand je rentre au camping-car, Lou, absorbée par ses nouveaux cadeaux de Noël, ne s’est même pas rendue compte de mon absence. Korouoma reste clairement un incontournable, mais je dois reconnaître que je suis restée un peu sur ma faim. Peut-être la période, peut-être les conditions… Je m’attendais simplement à quelque chose d’encore plus impressionnant.

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