En route, nous croisons quelques rennes, mais très peu et de loin. Ils nous manquent déjà.
Nous faisons deux arrêts : d’abord au Cementbunkern de Stekenjokk, puis du côté de l’ancienne mine. Le temps nous surprend : le vent est glacial, mordant… mais le décor est à couper le souffle.
Nous enchaînons plusieurs petites balades, dont une qui nous permet de prendre un peu de hauteur et de nous émerveiller devant l’immensité du plateau. Pas à dire : c’est beau, grandiose, ressourçant.
Près de l’ancienne mine, nous nous amusons à chercher de l’or, sans succès bien sûr… Pendant que Lou, elle, trouve son bonheur dans ce gros tas de cailloux (il en faut peu pour être heureux !).
Le plateau de Stekenjokk est l’un des points les plus hauts de toute la Suède accessible par la route, perché à plus de 850 m d’altitude. L’hiver y est tellement rigoureux que la route 342 est totalement fermée de la mi-octobre à début juin sous plusieurs mètres de neige. On roule ici dans un décor brut, lunaire, où la météo change sans prévenir et où l’on se sent minuscule face aux éléments.
Bref, une étape marquante, comme on les aime : celle où l’on se sent tout petit face à l’immensité, où l’on perçoit à la fois la rigueur des hivers et la beauté éclatante des beaux jours.

































































































































